Musée Goya - Les expositions

Peinture, dessin, aquarelle, lithographie, livre d’art ou sculpture, le musée Goya propose en plus de la collection permanente, deux à trois expositions temporaires par an.

 

Expositions 2019

Malbreil et l'Espagne

1er mars - 2 juin 2019

Miro qui s'invite, 2018 - Huile sur papier marouflé sur toile 33x41 cm - Exposition Malbreil et l'Espagne - Musée Goya Ville de Castres
Miro qui s'invite, 2018 - Huile sur papier marouflé sur toile 33x41 cm - Exposition Malbreil et l'Espagne - Musée Goya Ville de Castres, par Elodie Deiller

François Malbreil présente à Castres, dans une exposition associant peintures et gravures, la réflexion et son cheminement autour du thème des paysages et des jardins d’Espagne, lieux qu’il affectionne particulièrement. Ici, la nature garde pleinement sa poésie et impose des moments immobiles, des rêves incontournables.

Né à Versailles en 1953, François Malbreil a suivi une formation littéraire avant d’apprendre l’art de l’estampe à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse auprès de Louis Louvrier, l’un des grands burinistes du XXème siècle. Il fréquente les musées, copie les oeuvres et fait son apprentissage d'une peinture résolument figurative à une époque où ce style artistique est loin d'être la tendance dominante. 

Dans les années 1980, il est un des fondateurs à Toulouse du groupe Réel Peint et du collectif action peinture. Ses oeuvres traitent de sujets d’une grande diversité : paysages, nature, architectures, mais aussi objets du quotidien, personnages dans leur environnement... Plus connu pour ses peintures, nourries de ses voyages lointains du Pôle à Madagascar et des Antilles à la Réunion, Malbreil est également un graveur accompli.

Jardins andalous comme ceux de l’Alhambra ou de l’Alcazar, grands paysages inspirés de Lanzarote, Ténérife ou encore des Iles Canaries, mais aussi œuvres inspirées par les natures mortes du peintre espagnol Zurbarán (XVIIe siècle) : autant de créations à découvrir, entre tradition et modernité.

Les œuvres de François Malbreil sont présentes dans de nombreuses galeries d’art et collections publiques dont le musée des Abattoirs de Toulouse.

Inauguration de l’exposition le 28 février à 18h30

 

AUTOUR DE L’EXPOSITION
  • Rencontre avec François Malbreil et Jean-Louis Augé, Conservateur en chef des musées de la Ville de Castres - Samedi 2 mars 2019 à 15h30 | Entrée libre
  • Conférence Du jardin antique au jardin andalou par Jean-Louis Augé, Conservateur en chef des musées de la Ville de Castres - Jeudi 18 avril 2019 à 18h30 | Entrée libre
 
Stage | Atelier - Vacances de printemps
  • Jardins dessinés | Mardi 23, mercredi 24 et jeudi 25 avril 2019

Conçu autour de l’exposition de François Malbreil et de la thématique des jardins d’Espagne, le stage propose aux enfants de créer des paysages personnels et oniriques inspirés des patios andalous mais aussi du Jardin de l’Evêché de Castres, tout en s’initiant à l’art de perspective. Pour les 7 - 12 ans
Centres de loisirs en matinée (9h30 - 11h30) | Individuels en après-midi (14h30 - 16h30)

RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS auprès du Service des publics au 05 63 71 59 23 / 05 63 71 59 87

 

Expositions 2018

Trésors de la Cathédrale de Castres

23 novembre - 3 février 2019

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Trésors de la Cathédrale, par Elodie Deiller

Dans le cadre de la célébration du tricentenaire de la Cathédrale Saint-Benoît, le musée Goya s’associe aux événements programmés dans la Ville en présentant une sélection d’ornements sacerdotaux et d’objets liturgiques provenant de la Cathédrale et propriété de la Ville.

Parmi ces pièces se trouvent un splendide dais en bois et tissu, des sculptures, des chandeliers, un encensoir et une lampe sanctuaire en argent, accompagnés d’un ensemble exceptionnels de vêtements brodés, chasubles, dalmatiques, chapes.

Cette exposition est l’occasion de mettre en évidence la richesse et la rareté de ce fonds dont certaines pièces proviennent du XVIIIème siècle.

Vernissage de l’exposition le jeudi 22 novembre à 18h30

Pablo Gargallo

Le vide est plénitude

29 juin - 4 novembre 2018

Kiki de Montparnasse, Pablo Gargallo, 1928
Kiki de Montparnasse, Pablo Gargallo, 1928, par Valérie Aebi

Pablo Gargallo est né en 1881 à Maella en Aragon la même année que Pablo Picasso. Il se forme à Barcelone auprès du sculpteur Eusebi Arnau y Mascort tout en suivant les cours de l’Ecole des Beaux-arts de la Llotja. En 1903, grâce à une bourse d’études il vient à Paris non sans avoir côtoyé Picasso et Nonell dans le fameux café « Els Quatre Gats » de Barcelone. De retour en Catalogne il va produire des bas-reliefs pour la décoration de l’Hôpital Sant Pau érigé par l’architecte Domènech i Montaner.

En 1917, il s’installe à Paris et fréquente Juan Gris, Apollinaire, Reverdy et Picasso. A la fin de la Grande Guerre ses œuvres en métal sont remarquées par la critique et les marchands comme Leon Rosenbay et Antoine Level. 

Dès lors il développe une production constante à la fois axée sur les formes pleines et douces (Baigneuse, 1924 ; Torse de jeune fille, 1933) et ses fameuses créations faites de creux, de feuilles de métal martelées où la forme se trouve apurée à l’extrême (Greta Garbo, 1930 ; Kiki de Montparnasse, 1928). Le Grand prophète exécuté en plâtre en 1933 et fondu en bronze en 1936 témoigne à lui seul de la puissance exceptionnelle de son œuvre d’une modernité comparable à celle d’Ossip Zadkine.

De santé fragile Gargallo s’éteint à Barcelone en 1934. La Ville de Saragosse lui a consacré un musée, le Palacio de Argillo, inauguré en 1985.

 

Maldague

Les aventures du crâne de Goya, désastres et desengaño

9 mars – 10 juin 2018

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32x60bd.jpg, par Valérie Aebi

Le grand public ignore la plupart du temps un épisode particulier de la biographie de Francisco Goya, épisode étrange et fantasmagorique : la disparition de son crâne. Goya fut enterré en 1828 à Bordeaux dans le cimetière de la Grande Chartreuse. Lorsqu’en 1899, sa dépouille fut rendue à l’Espagne, le crâne avait disparu, non sans qu’un peintre espagnol, Dionisio Fierros en ait fait la représentation en 1849. Depuis la relique du peintre n’a pas été retrouvée.

À partir de cette curieuse anecdote, l’artiste Nicolas Maldague s’est livré à une réflexion originale composée d’estampes, de monotypes, de dessins de grandes dimensions, de gravures customisées. Ce parcours fait pour susciter la rêverie, se veut une sorte de conte moderne en trois étapes successives basées sur la notion de désillusion (desengaño en espagnol). Il s’est basé sur des bribes de faits réels, récoltées dans la vie de Goya, de sa surdité à sa disparition et à son après-vie imaginée. 

Quelques installations viennent compléter les pièces graphiques notamment une vitrine « Phrénologie », un crâne fait en toile de jute, l’évocation dans un grand collage de 6m2, des expériences aérostatiques effectuées à Aranjuez et qui ont frappé Goya.

Nicolas Maldague met donc sa très grande dextérité au service de cette libre réflexion artistique et philosophique à partir du mystère du devenir du crâne de Goya, réceptacle de son génie.

 

Expositions 2017

Le musée : Acquérir - Restaurer - Créer

8 décembre 2017 - 25 février 2018

Le Guignol des Champs-Elysée, Alfred Dehodencq, 1887
Le Guignol des Champs-Elysée, Alfred Dehodencq, 1887, par Valérie Aebi

Présentation des dernières acquisitions et des récentes restaurations du musée Goya accompagnées d’une réflexion sur le musée comme lieu de création.

Comment les collections deviennent support d’inspiration pour tous les publics, comment les artistes venus exposer à Castres s’approprient les œuvres et les interprètent :

Deroubaix, Sécheret, Ocampo, Bancon et comment les amateurs peuvent porter un regard nouveau et créateur sur une œuvre.

 

Soleils en Catalogne

Joan Barbarà, Dalí, Miró, Picasso, Tàpies

30 juin - 12 novembre 2017

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Joan Barbara- Coings.jpg, par Isabelle Faggi

Exposition exceptionnelle du musée Goya, elle présente le travail de Joan Barbarà (1927-2013), graveur catalan ainsi qu’une sélection d’œuvres sur papier d’artistes majeurs du XXe siècle Dalí, Miró, Picasso, Tàpies, réalisées dans son atelier rue Argenteria à Barcelone. Son parcours d’artiste est exceptionnel, en 1953 il est lauréat d’un prix de gravure à l’Exposition municipale des Beaux-Arts de Barcelone.

 

Trois ans plus tard, la Galerie Layetanes à Barcelone présente sa première exposition personnelle. Grâce à une bourse, il se rend à Paris et suit les cours de la Grande Chaumière tout en fréquentant assidûment des ateliers de gravures ; Imprimerie d’art Georges Leblanc, Atelier 17, Atelier Hayter, Atelier Lacourrière-Frélaut avec Jacques Herrera (où il grava des œuvres de Matisse ainsi que La Tauromachie de Picasso ou A Toute épreuve de Joan Miró). Après avoir perfectionné sa technique de la lithographie dans l’atelier Mourlot Frères, il fonde avec le xylographe Lluis Bracons L’Atelier de Recherches Plastiques et Techniques Chalcographiques de la rue Boissonade à Paris. Il est âgé de 30 ans, de cette époque datent ses premières collaborations avec Dalí, Miró…

En 1966, de retour à Barcelone, il crée l’atelier des Ediciones La Cometa où il travaille avec Picasso, Hartung, Fontana, Tàpies, Chillida, Miró. Parallèlement à cette collaboration avec d’autres artistes, il expose aussi très régulièrement son œuvre dans les galeries et les musées. Cet atelier fonctionne comme un véritable laboratoire d’idées, un lieu d’expérimentation où se rencontrent les plus grands artistes. Il était donc indispensable d’évoquer aussi bien l’œuvre de Joan Barbarà, reconnue notamment  pour ses Paysages Méditerranéens empreints de poésie et spectaculaires par leurs dimensions hors norme. L’amitié qui le liait notamment avec Miró et Tapies est révélée au grand public dans cette exposition : sont présentées des réalisations communes comme la série Gaudí de Miró et le splendide livre Lulle-Tàpies dont les planches ont été réalisées par Tàpies en hommage au philosophe et grand écrivain catalan du XIIIe siècle. Les gravures de Picasso pour L’Enterrement du Comte d’Orgaz d’après Greco, tirées en 1966-1967 lorsque Barbarà séjournait à Paris sont également offertes au regard du public.

Joan Barbarà, malgré de telles confrontations, demeure un graveur doté d’un style personnel d’inspiration classique, sensible à la technique, la matière et à la poésie profonde du sujet. Artiste cultivé et savant, amateur de musique, notamment de Wagner, il méritait sa place aux côtés des « Soleils en Catalogne » dont on célèbre l’éclat toujours incontesté.

 

Morgan Bancon

Voyages d'Espagne

17 mars - 4 juin 2017

Morgan Bancon - Nuit verticale
bancon_-_nuit_verticale_web.jpg, par Cécile Berthoumieu

L’œuvre de Morgan Bancon se situe à la frontière entre l’art figuratif et l’abstraction. Influencé par la peinture espagnole dont il admire les grands maîtres, de Velázquez à Dalí, ce jeune artiste né en 1982, diplômé de l’Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et ancien pensionnaire de la Casa Velázquez à Madrid peint des compositions dans lesquelles les couleurs flamboyantes rendent hommage à la diversité des paysages espagnols. Bancon peint des ciels d’une rare beauté aux bleus intenses mais aussi la terre rouge du sud de la péninsule. Cette attirance pour l’Espagne le pousse à installer son atelier à Madrid.

Ces dernières années son travail est récompensé par l’Académie des Beaux-arts, en 2013 il est lauréat du Prix de dessin Pierre David-Weil et en 2014 le Prix de peinture Pierre Cardin.

Après avoir été récemment exposé à la Casa de Velázquez, à Madrid, Morgan Bancon présente, au musée Goya de Castres une sélection de ses derniers travaux, dessins et peintures.

 

 

Expositions passées

La liste des expositions du Musée Goya depuis 1925 à télécharger ci-dessous :

Liste des expositions temporaires au musée Goya depuis 1925, par Elodie Deiller