Musée Goya - Les collections

Les œuvres du musée Goya sont répertoriées au sein de sept collections : peintures, arts graphiques, sculptures, armes, monnaies…

Collection hispanique de peintures 

 

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Si le musée existe depuis 1840, c'est le legs Briguiboul de 1894 à la Ville de Castres qui détermine sa vocation hispanique. Peintre et collectionneur, ébloui par les grands maîtres hispaniques, Marcel Briguiboul acquiert de nombreuses œuvres de qualité d’artistes espagnols dont celles de Goya : L'Autoportrait aux lunettes, le Portrait de Francisco del Mazo, une série des Caprices et L'Assemblée des Philippines, un chef-d'œuvre sans pareil. 

En 1949, une série de dépôts prestigieux du musée du Louvre vient confirmer cette spécialisation de l’établissement : Le Portrait de Philippe IV de Velázquez, La Vierge au chapelet de Murillo. 

Depuis, la politique d’acquisition menée par la Ville et le musée n'a cessé d’enrichir cette collection de peintures de la péninsule qui comporte aujourd’hui près de deux cents tableaux allant du XVe au XXe siècle, faisant du musée une référence unique en France.

Exposées chronologiquement pour mieux en appréhender l’évolution, ces peintures offrent un véritable voyage au cœur de l’Histoire de l’art hispanique.

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Collection hispanique d’arts graphiques

 

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Cette collection «trésor caché» du musée se compose de près de huit cents pièces, dessins, estampes et lithographies. Outre les quatre séries gravées de Francisco de Goya (1746-1828) : Les Caprices, La Tauromachie, Les Désastres de la guerre et Les Proverbes (ou Disparates) qui font la renommée du musée Goya, elle comprend également un fonds important de quatre-vingt-sept œuvres (dessins et gravures) de Mariano Fortuny (1838-1874)), des remarquables gravures de José de Ribera (1591-1652) et de Juan de Jáuregui (1583-1641) ainsi que deux très rares dessins de Francisco Pacheco (1564-1644) et un magnifique portrait d’enfant de Pablo Picasso…

Depuis les années 2000 la politique d’acquisitions menée par la Ville et le musée consiste à enrichir son fonds graphique du XXe siècle, ainsi vingt gravures de la série Gaudí de Joan Miró (1893-1938), onze lithographies de Juan Gris (1887-1927) et récemment une estampe d’Antoni Tapiés (1923-2012) ainsi que la série des Caprices d’après Goya de Dalí sont venues compléter cette exceptionnelle collection.
Pour des raisons de conservation, les œuvres graphiques ne peuvent être exposées en permanence à la lumière au risque d’altérer leur état. Cette collection préservée dans les réserves du musée est montrée de manière ponctuelle, lors d’expositions temporaires.

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Collection hispanique de sculptures

 

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Remarquable par ses collections de peintures et d’arts graphiques de la péninsule ibérique, le musée Goya l’est aussi grâce à sa collection de sculptures.
Cette collection plus restreinte se compose d’une centaine de pièces couvrant la période du IV siècle avant J.C. représentée par un ensemble unique de statuettes ibères en bronze, en passant par le gothique dont Le Roi mage de Bartolomeu de Robió puis par le XVIIe siècle, avec une admirable collection de sculptures déposées par le musée d'Ecouen,  jusqu’au XXe siècle : Jame Otero, Josep Clara ou encore Mateo Hernandez….

Exposées tout le long du parcours muséographique de manière chronologique, elles accompagnent les peintures et leur font écho.

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Collection de peintures françaises

 

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Le musée Goya est un musée d’art hispanique, mais il est aussi le témoin de l’intérêt que portent les artistes français à l’art espagnol. Ainsi, l’Espagne a-t-elle eu une influence indéniable sur l’art français, particulièrement au XIXe siècle. 
L’Espagne qui a tant fasciné les artistes est une Espagne idéalisée, à plusieurs visages : une Espagne passionnée, folklorique, chevaleresque, pleine de chaleur et de couleur mais aussi de brigands, d’hidalgos, de picaros, et de ferveur religieuse. A partir de 1860 – 1865, l’Espagne devient une destination de voyage obligé pour les artistes à l’instar de Rome. L’art italien avec Raphaël est délaissé par certains au profit de l’art espagnol.

Cette époque de l’Histoire de l’art est bien représentée au musée Goya avec entre autres des œuvres de Léon Bonnat, Jeune femme faisant la charité devant l’entrée de la chapelle de l’hôpital de San Sebastian à Cordoue, d’Adrien Dauzats, Intérieur de la Mosquée de Cordoue et d’Alfred Dehodencq, Combat de Novillos où l’on peut découvrir cette Espagne mythique, rêvée. Des paysages pittoresques aux scènes de tauromachie, ces peintures nous font découvrir toute la sensibilité des artistes français pour l’art espagnol mais démontrent aussi l’importance de ce phénomène dans la naissance de l’art moderne.

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Collection d’armes

 

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En 1998, René Gayral, collectionneur passionné, résistant de la première heure et ancien du « corps franc de la Montagne Noire » fait don au musée Goya de sa collection consacrée à l’armement léger. Une salle regroupant l’ensemble des quatre cents pièces est alors installée dans le musée.

Cette impressionnante collection est constituée d’armes de luxe et de curiosités militaires, de modèles d’essai, d’armes de poche mais aussi d’armes de poing à silex et percussions, d’armes de traite pour l’Orient, de révolvers (américains et anglais) ainsi que des armes règlementaires françaises et de superbes  tromblons à silex destinés à la chasse et à la défense. Sont également exposées des armes allemandes des deux dernières guerres mondiales : de nombreuses dagues du IIIème Reich et des casques à pointe.

Les armes blanches sont présentes avec des épées, glaives et sabres de l’Ancien régime au début du XXe siècle, les fusils et armes de chasse complètent cette très belle collection.
Cet ensemble évoque aussi la Résistance durant la dernière guerre mondiale dans le Tarn et la Montagne Noire en particulier, des pièces d’armement et des documents photographiques illustrent cette période tragique de l’histoire locale.

Cette collection vient compléter la donation d’armes anciennes du Comte Cillard de Kermainguy de 1896 et le legs de Pierre Briguiboul de 1893 comprenant des armes indo-persanes du XVIIe et XIXe siècle, actuellement conservées dans les réserves du musée.

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Collection de monnaies

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La collection de monnaies s’est constituée à partir du Dinar d'Or des Almoravides, cette pièce exceptionnelle est entrée dans la collection du musée en 1952. Il s'agit d'une pièce très rare, fondue à Murcie en Andalousie au XIIe siècle. La tradition veut qu'elle ait été trouvée au lieu-dit Sarrazy, proche de Brassac, dans les ruines d'un ancien château. Depuis, cinquante monnaies d'or, d'argent et de bronze, frappées entre la période celtibère (IIe - IIIe siècle avant J.C.) et le règne de Charles IV (1788-1808) sont venues compléter cette collection de monnaies.
Parmi les monnaies les plus admirables, on peut citer le denier d'argent d'Arecoratas (Soria) du 2ème siècle, le Dinar d'or d'Al Haquem II de Medina-Azahara (Cordoue), un beau doublon d'Alphonse VIII de Tolède (1158-1214), de 8 escudos en or de Philippe V et de quatre escudos de Ferdinand VI (1749), un Tremissis au nom de Justinien Ier  datée de la période comprise entre 554 et 586 ap.J.C.

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Collection française de sculptures

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Provenant principalement  du fonds ancien du musée cette collection comprend près de cent trente sculptures essentiellement d’artistes qui ont compté dans la vie castraise du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle : Marcel Briguiboul, Jean-Jules Cambos, Léopold-Georges Crouzat, Gaston Toussaint. Depuis quelques années grâce à l’action de l’Association des Amis des musées et de la Société culturelle castraise cette collection s’enrichit régulièrement.

En hommage à la famille Briguiboul, une pièce exceptionnelle est également présentée dans la salle des Etats du Musée : le Casque d’apparat de George II d’Angleterre, entré dans les collections par le legs de Pierre Briguiboul.

Depuis ces dernières années le musée s’ouvre aux sculpteurs du XXe et du XXI e siècles comme en témoignent les récentes acquisitions des œuvres de José Subirà-Puig, de Jean Anguera et de Georges Artemoff.

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