Par Jean-Baptiste Alba, président de la Société culturelle du Pays Castrais.
« On l’ignore mais la police est en France d’essence municipale. » rappelle l’historien Jean-Marc Berlière.
De 1789 à 1941, Castres a eu sa propre police, recrutée, rémunérée et organisée par la Ville. Tiraillés entre un maire qui les finance et un État qui veut les contrôler, commissaires de passage, agents et gardes champêtres veillent sur une cité textile et de garnison en pleine mutation : marchés, cafés, casino, maisons de tolérance, inondations… Méconnue, cette police du quotidien, structurée sous le Second Empire, éclaire pourtant une grande partie de l’histoire de la ville.