Centre national et Musée Jean Jaurès - Les expositions

Toute l’année, le Centre national et musée Jean Jaurès propose au public plusieurs expositions. L’entrée est libre et gratuite. 

Expositions en cours ou à venir

De Napoléon à Toutânkhamon, plus d’un siècle d’égyptologie
Du 30 septembre 2022 au 30 avril 2023

« Pensez que du haut de ces monuments, quarante siècles nous observent ! » aurait déclaré Bonaparte aux pieds des pyramides. « Je tiens l’affaire ! » s’exclame Jean-François Champollion après avoir percé le mystère des hiéroglyphes, restés incompréhensibles pendant des siècles. « …des merveilles ! » s’extasie Howard Carter à la lumière d’une lampe introduite dans la tombe, inviolée, de Toutânkhamon.

Voici ce que suscita (et suscite encore !) l’Égypte : de grands espaces au parfum oriental à conquérir pour certains, une histoire millénaire entourée de mystères à décrypter pour d’autres, mais surtout une admiration sans bornes pour l’élégance de sa culture, de son art et de ses richesses, dont bon nombre restent encore enfouies dans le sable chaud.

Issue directement de l’expédition de Bonaparte, l’égyptologie naît en 1822 à la suite des descriptions liées aux découvertes de Champollion et de la fondation du Service des Antiquités égyptiennes par Auguste Mariette.

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120x176_expo_musee_jaures.jpg, par Laurane Viguie

Devenue « science nationale », les pouvoirs successifs lui accordent d’importants crédits en vue de mener des expéditions, de créer une mission permanente au Caire et de constituer d’importantes collections hébergées majoritairement au Louvre. 

Mais pourquoi une telle passion occidentale pour la terre des pharaons qui, avec le temps, ne cesse de s’amplifier ?

Dans le cadre du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion et le centenaire de la découverte du tombeau de Toutânkhamon par Howard Carter, le Centre national et musée Jean-Jaurès vous invite à revenir sur les grandes heures qui ont doré, à jamais, les lettres de l’égyptologie.

Entrée libre et gratuite
Visites guidées pour le jeune public (scolaires et centres de loisirs) sur réservation

Se divertir à Castres, de la Belle Epoque à nos jours
Du 12 mai au 24 septembre 2023

Si l’histoire retient de Castres une ville fortement marquée par son activité industrielle, il est opportun d’y ajouter son appétence pour les sports, son goût pour la culture et son esprit festif.

Depuis la formation de la première équipe de rugby par des élèves du collège (1898) jusqu’à la pratique de plus de 60 disciplines au sein d’une centaine de clubs ; ou encore de la Société Philarmonique (première société de musique, 1832) jusqu’à l’Harmonie Castraise (1962), en passant par la création du théâtre municipal (1904) ou celle du Festival d’histoire (1955-1972), cette cité n’a jamais manqué de créativité pour… se divertir !

A travers des témoignages, archives et documents liés à l’histoire de la Ville, l’exposition revient sur plus d’un siècle de divertissements, culturels et sportifs, à Castres.

Expositions 2022

L’Affaire Sirven, une famille de Castres défendue par Voltaire
Du 24 juin au 18 septembre 2022

L’affaire Sirven naît de la mise en accusation de Pierre-Paul Sirven (1709-1777), protestant, juriste spécialisé dans le droit féodal à Castres, accusé de la mort de sa propre fille Elisabeth. Cette dernière avait exprimé le souhait de se convertir au catholicisme et de rejoindre le couvent des Dames Noires où elle ne put rester en raison de ses comportements, souffrant vraisemblablement d’instabilité mentale.

Elle disparut dans la nuit du 15 au 16 décembre 1760. Pierre-Paul Sirven, se sentant menacé, s’exile alors en Suisse. Son épouse et lui-même seront condamnés par contumace et brûlés en effigie à Mazamet.

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capture.png, par Laurane Viguie

C’est alors que Voltaire réagit : « Ce jugement est l’excès de la bêtise, de l’injustice et de la barbarie. » La famille Sirven sera finalement réhabilitée par le tribunal de Toulouse en 1771.

En 2019, des descendants de la famille Sirven prennent contact avec les archives municipales de Castres où ils déposent le fonds Barthe-Ramond. Cet ensemble de quatre cent trente-deux documents d’archives, dont une centaine concerne directement le procès, rejoint les collections de la Ville pour être mis à la disposition des historiens.

C’est à la lumière de ces documents inédits et en partenariat avec le musée du Protestantisme de Ferrières que le Centre national et musée Jean Jaurès et les Archives municipales de la Ville de Castres reviennent sur cette douloureuse affaire.

Entrée libre et gratuite

Illustration : Sirven in Les causes célèbres, ou Fastes du crime, Coll. Département du Tarn, Archives départementales, 26 Fi 215

Vercingétorix un héros, cent visages ?

Exposition conçue par le Musée Archéologique de la Bataille de Gergovie.
Cette exposition a été cofinancée par l’Union Européenne dans le cadre du Feader.

« Sa courte vie de combattant eut cette élégante beauté qui charmait les Anciens et qui était une faveur des Dieux. » Ecrit Camille JULLIAN (1859-1933), créateur de la chaire des Antiquités nationales. Auteur d'une monumentale Histoire de la Gaule, parue entre 1907 et 1928, ce condisciple de Jean Jaurès à l’Ecole nationale supérieure est le premier à entreprendre une approche scientifique de la Gaule.

Mais qui était vraiment Vercingétorix ?
Son profil d’Apollon légué par les monnaies antiques ou sa prestance de guerrier à moustache et cheveux longs, immortalisée par la statue de Millet à Alésia ont longtemps dérouté les historiens.
Aujourd’hui encore, nul ne peut se targuer de connaître l’aspect véritable de Vercingétorix.

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120x176-bdef.jpg, par Laurane Viguie

Conçue par le Musée Archéologique de la Bataille de Gergovie, l’exposition invite le visiteur à se représenter l’illustre chef arverne au travers de témoignages d’artistes et d’historiens afin de mieux comprendre l’héritage qu’il laisse à la mémoire collective.

Des pièces et objets du MuséoParc d’Alésia ainsi que du Centre d’études et de recherches d’archéologie de Castres (CERAC), contemporains de cette époque, rejoindront le parcours à cette occasion.

Entrée libre et gratuite
Sous réserve du port du masque et de la présentation d’un passe vaccinal valide

Visites guidées pour le jeune public (scolaires et centres de loisirs) sur réservation.

Expositions 2021

Jules Verne illustré

« Plus je le vois, plus je le trouve sublime, cet Océan ! Ce mot dit tout ! C’est l’immensité ! Il recouvre des profondeurs insondables (…)  Oui ! l’Océan, c’est l’infini (…) Je ne peux voir partir un navire, vaisseau de guerre, bâtiment de commerce ou simple chaloupe de pêche, sans que tout mon être ne s'embarque à son bord ! Je pense que j’étais fait pour être marin, et si cette carrière n’a pas été la mienne depuis mon enfance, je le regrette chaque jour. » Confiait ainsi Jules Verne, marin contrarié, par la bouche de monsieur Sinclair dans Le Rayon vert, publié en 1882.

Né à Nantes en 1828, Jules Verne est sans conteste l’un des auteurs de langue française les plus traduits dans le monde. Il est d’ailleurs le deuxième auteur le plus traduit en langue étrangère (derrière Agatha Christie et devant Shakespeare !).

Le monde de Jules Verne n’est pas seulement écrit. Il répond également à une riche iconographie, en témoignent les planches éditées par Pierre-Jules Hetzel. L’éditeur de Jules Verne fit appel aux grands illustrateurs de l’époque pour accompagner les écrits de l’auteur. Léon Benett, Jules Férat, Alphonse de Neuville, Édouard Riou, George Roux... ont largement contribué à nourrir l’imaginaire des lecteurs de l’écrivain.

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120x176-bdef.jpg, par Laurane Viguie

Grâce au musée Jules Verne de Nantes (sa ville natale), le Centre national et musée Jean-Jaurès présente une sélection d’illustrations des romans de la collection des Voyages Extraordinaires.

L’exposition présente également des cartes maritimes et des éditions originales contemporaines de l’écrivain provenant des collections de la Ville de Castres.

Des éléments servant à la navigation maritime (Musée de la Marine, Association Lapérouse Albi-France), la plongée sous-marine (Collection Jean-Pierre Arguel) et des travaux inspirés et réalisés par l’École Municipale des Beaux-Arts (EMBA) vous invitent à compléter l’immersion dans ce monde fantastique.

Entrée libre et gratuite
Sous réserve du port du masque et de la présentation d’un passe sanitaire valide

Pietra

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120x176_expo_pietra.jpg, par Harmony Molinie

Sculpteur sur métal, Pietra travaille la matière, la forme, la couleur, l’équilibre et le mouvement. Au départ il a cherché à donner une nouvelle vie à des objets usuels jetés car vétustes ou délabrés. Ces vieux outils utilisés autrefois par les ouvriers et paysans de son terroir furent récupérés, soudés, et devinrent des œuvres d’art : masques africains ou personnages féeriques. Il a aussi peaufiné l’art de la patine grâce à des acides et des pigments savamment et patiemment appliqués à chaud sur ses sculptures. Il sculpte également au plasma et au chalumeau. Le premier lui permet de découper des tôles pour en faire des tableaux en « 3D » et sa maniabilité autorise toutes les audaces en termes de courbes et de creux. Le second déchire le métal en fusion et fait naître du néant des formes qui rappellent l’érosion sur les falaises rongées par l’océan.

 

Entrée libre et gratuite

 

 

Expositions 2020

Dans les pas des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle en Occitanie

Du 9 juin au 7 novembre 2020

CNMJJ - Pelerins en Occitanie

CNMJJ - Pelerins en Occitanie, par Harmony Molinie

Depuis la découverte, au IXe siècle, du tombeau de saint Jacques en Galice, au finis terrae du continent européen, le pèlerinage vers Compostelle est réputé l’un des trois plus importants de la Chrétienté.

Il connaît de nos jours un regain de vie sans précédent et il attire chaque année des milliers de cheminants, marcheurs et pèlerins, aux motivations variées. Chemin faisant, le sentier s’ouvre comme un balcon sur l’histoire spirituelle de l’Occitanie révélée au travers d’abbayes, de chapelles, d’objets, de manuscrits ou d’un cortège de saints languedociens. Hauts lieux ou modestes objets composent un portrait de cette terre de croyances, de passage et d’échanges avec l’Espagne.

Réalisée par le Service d’Inventaire du Conseil régional d’Occitanie, cette exposition présente la dévotion à saint Jacques et son pèlerinage dans le contexte de l’espace de la région Occitanie, à la lumière d’une sélection de traces patrimoniales qui nous sont parvenues et dont la valeur a justifié l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».

Castres étant situé sur la voie d’Arles, le patrimoine de la cité des bords d’Agout porte les signes de ce pèlerinage, dans son histoire et dans la pierre.

Commissaire d’exposition : Bertrand de Viviès, conservateur en chef des musées de Gaillac

 

Entrée libre et gratuite

 

La galerie historique du musée de Castres

Du 22 novembre au 7 mars 2020

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affiche_120x176.jpg, par Harmony Molinie

 

 

"Pour moi, je ne sais pas d'émotions plus belle, plus large, plus auguste et sacrée que celle qui saisit l'âme à certaines heures dans les grands musées où sont réunis pour tous les oeuvres des maîtres"  confiait Jean Jaurès, le plus illustre enfant du pays. 

Depuis des siècles, naquirent sur les rives de l'Agout des Castraises et Castrais devenus célèbbres. Chacun dans sa discipline, leur engagement contribua pour beucoup à écrire l'histoire de France. Le musée de Castres (précédant les musées Goya et Jaurès), conserve de nombreux portraits de ces illustres personnages. Académiciens, religieux, politiques, militaires, industriels, artistes, ils s'appelaient Pierre de Fermat, Emilie de Villeneuve, Louis Alquier-Bouffard, Charles Galiber, Anne Veaute, Jules Cambos ...

Entrée libre et gratuite

 

 

 

 

Expositions 2019

Le textile à Castres, d’Anne Veaute à nos jours

Du 7 juin au 9 novembre 2019

Anne Veaute - Portrait de J. Pauthe, sd.© Ville de Castres, musée Goya
Anne Veaute - Portrait de J. Pauthe, sd.© Ville de Castres, musée Goya, par Elodie Deiller

En 1756, Anne Veaute (1725-1794), originaire de Brassac, crée à Castres une fabrique d’étoffes. Se développe par la suite une industrialisation importante, impulsée par les innovations de son petit-fils, Louis-David Guibal-Anneveaute (1781-1849).

Les nombreux cours d’eau de la région et les larges étendues de causses où paissent d’innombrables troupeaux de moutons expliquent le développement ancien de l’industrie textile. Mais rien n’aurait été possible sans l’esprit d’entreprise d’illustres fabricants et manufacturiers de Castres.

Anne Veaute - Portrait de J. Pauthe, sd.© Ville de Castres, musée Goya

Au XIXe siècle, le paysage urbain évolue considérablement en quelques décennies : d’imposantes usines aux grandes cheminées sont élevées par les industriels Batut, Laval, Lecamus, Nauzières, Maraval, Viala… qui firent la notoriété de la ville durant des décennies !

En partenariat avec le Musée du textile de Labastide-Rouairoux et le Carto Club Tarnais, le Centre national et musée Jean-Jaurès vous invite à revivre les grandes heures de l’essor du textile dans notre cité au travers d’archives et pièces emblématiques de cette époque.

Avec le précieux concours de Rémy Cazals, Professeur émérite à l’université de Toulouse Jean-Jaurès

Inauguration le jeudi 6 juin 2019 à 18h30

Entrée libre et gratuite

 

AUTOUR DE L'EXPOSITION
  • Conférence « Sources de l’histoire du textile sud-tarnais » par Rémy Cazals, Professeur émérite à l’université de Toulouse Jean-Jaurès | Mardi 15 octobre 2019 à 17h30 / Médiathèque de Castres - En partenariat avec la Société culturelle du Pays Castrais
  • Conférence « Les Établissements Henri Viala, fleuron du textile castrais » par Aimé Balssa, Président de la Société culturelle du Pays Castrais | Jeudi 24 octobre 2019 à 18h30 / Auditorium du musée Jean-Jaurès - En partenariat avec la Société culturelle du Pays Castrais

 

Robert Pujol - L'outil création

Du 15 mars au 26 mai 2019

Mixticité 2, juin 2018 - Outils et pierres de grès - 172x37x25 cm (c) Robert Pujol - Exposition L'outil création CNMJJ - Ville de Castre
Mixticité 2, juin 2018 - Outils et pierres de grès - 172x37x25 cm (c) Robert Pujol - Exposition L'outil création CNMJJ - Ville de Castre, par Elodie Deiller

« L’outil est le prolongement de la main de l’homme, de son intelligence, de son savoir. En récupérant les ferrailles abandonnées ou destinées à la fonderie, j’en fais la matière première de mes créations. Fils et petit-fils de paysan, berger sur le Causse durant toute ma vie professionnelle, plus habitué à faire qu’à dire, j’ai appris à observer et à communier avec cette nature. Mes créations lui rendent hommage : ma sculpture raconte une histoire, une terre, des hommes, ancrée dans la ruralité d’un patrimoine témoin d’un humanisme qui s’estompe aujourd’hui.

Ces outils usés par l’homme, sont les meilleurs matériaux pour exprimer ma pensée : tordre, assembler, souder, poncer jusqu’à l’adéquation entre la matière et l’inspiration du moment. C’est un beau voyage dans le temps empreint d’émotion, un intervalle de partage et de transmission. [...] 

J’invite également dans mes sculptures deux sortes de pierres : le grès appelé aussi « pierre de Naves » et les oncolithes du Causse, concrétions calcaires datant de 35 millions d’années, c’est mon clin d’œil à notre positionnement d’homme, presque insignifiant dans l’univers et à l’échelle du temps. »

Robert Pujol

Vernissage jeudi 14 mars à 18h30

Entrée libre et gratuite

 

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Visites-guidées de l’exposition par l’artiste les samedis16 mars, 13 avril et 25 mai à 15h

Ateliers jeune public - Quand la sculpture raconte une histoire…

Façonner, modeler, transformer… la sculpture permet d’imaginer une infinité de formes. À partir des œuvres observées au sein de l’exposition, les enfants apprendront quelques techniques afin de concevoir des formes en volume. Au musée Goya.

  • Visite-guidée lundi 29 avril de 10h30 à 11h30 au CNMJJ
  • Atelier : Lundi 29 avril de 14h30 à 16h30 - Mardi 30 avril de 9h30 à 11h30 et 14h30 à 16h30

Renseignements auprès du service des publics du musée Goya 05 63 71 59 87 ou 05 63 71 59 23.

 

 

Jaurès en BD, de l’image à l’histoire

Du 23 novembre 2018 au 2 mars 2019

Articulée autour de l’album de bandes dessinées Jaurès, paru chez Glénat en 2014 dans la collection « Ils ont fait l’Histoire » de Fayard, cette exposition propose une approche par l’image et le récit de l’engagement de Jean Jaurès.

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expo_jaures_en_bd.jpg, par Elodie Deiller

En effet, le défi de cet album est de restituer ce combat vertigineux où Jaurès imprime sa trace intellectuelle autant que physique. Son corps épuisé et résistant, sa voix qui porte loin, émergent dans ces images, témoignant des deux années tragiques de 1913 et 1914. Lui présent, tout peut encore advenir, la paix, l’unité des peuples, la conscience des individus libérés de l’écrasement des conditions.

 

Jaurès par l’image

Contemporain de la photographie et de son développement, du portrait à la photographie de presse au début du XXe siècle, Jaurès fut le sujet de quelques rares clichés. Ainsi dispose-t-on pour documenter sa vie et ses combats de peu d’images, mais qui sont pour le moins expressives, montrant des lieux, des foules ou encore des discours. Il est entré aussi dans la peinture, en action à la tribune de la Chambre par René-Achille Rousseau (1907), ou se promenant le long des bords de la Garonne en compagnie d’autres « rêveurs », imaginés par Henri Martin (1906).

Commissaire de l’exposition : Vincent Duclert, directeur du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CNRS-EHESS) et inspecteur général de l’éducation nationale.

Exposition labélisée par le Comité du Centenaire 14-18

 

Expositions 2018

L’histoire du CO, plus d’un siècle de rugby à Castres

Du 8 juin au 10 novembre 2018

En partenariat avec le Castres Olympique

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Exposition Histoire du CO au CNMJJ Castres.jpg, par Isabelle Faggi

 

48 panneaux retracent l’histoire et les points forts du club, de ses origines à nos jours. Une quarantaine de prêteurs ont mis à disposition de nombreuses pièces, de toute nature et époque : photos, journaux, portraits, sculptures, tenues…

Parmi celles-ci, les visiteurs pourront voir  les crampons de Romain Teulet et Jean Pierre-Antoine, les maillots du SCA porté par l’abbé Pistre et celui de Fancis Rui, les crampons de Jean-Pierre Antoine ou encore les médailles de 1949, 1950, 2013…

L’ensemble de l’exposition permet de revenir sur les temps forts de l’histoire du club, illustrée par certaines photographies inédites.

Commissaire de l’exposition : Gérard Cholley, vice-président du Castres Olympique

Exposition labellisée par le Comité du Centenaire 14 -18

 

Benjamin Rabier - « L’homme qui fait rire les animaux »

Du 7 mars au 27 mai 2018

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Affiche expo B. Rabier - CNMJJ.jpg, par Elodie Deiller

La Vache qui rit, vous connaissez ?

Oui, c’est bien ça, ce fromage crémeux de votre enfance conservé dans une boîte cartonnée, ronde, avec sur le couvercle cette vache rouge hilare.

Elle apparaît pour la première fois sous le crayon de Benjamin Rabier (1864-1939) durant la Première Guerre mondiale, a­n d’orner les camions de viande à destination du front.

Presque 80 ans après sa disparition, le CNMJJ met à l’honneur l’auteur du plus célèbre des ruminants. Figure majeure du dessin animalier, Benjamin Rabier est né à La Roche-sur-Yon (Vendée) en 1864. Dès 1889, sur les conseils de Caran d’Ache, il compte parmi les meilleurs illustrateurs de journaux satiriques tels que Gil Blas, Le Chat Noir, L’Assiette au Beurre ou encore Le Rire. Il s’intéresse également aux spectacles qui ‑eurissent à la Belle Époque et devient l’auteur de pièces à succès.

Sollicité par « la Réclame », "l’homme qui fait rire les animaux" crée plusieurs centaines de dessins (La Vache qui rit, La Sardine française, La baleine des salins du Midi…)

Souvent auteur et illustrateur, il produira près de 250 albums illustrés, dont les célèbres aventures du canard Gédéon. Travailleur infatigable, l’implication de Benjamin Rabier dès 1916 dans le dessin animé lui permet de simplifi­er le procédé d’animation. Riche parcours pour cet artiste d’exception, dont l’un de ses grands admirateurs, Hergé, dira que ses « dessins étaient très simples, frais, robustes joyeux, et d’une lisibilité parfaite. En quelques traits bien charpentés tout était dit : le décor était indiqué, les acteurs en place ; la comédie pouvait commencer. »

 

Françoise-Marie Klein - Terre, Ether et Temps

7 décembre 2017 - 3 mars 2018

Françoise-Marie Klein - Terre, Ether et Temps

Françoise-Marie Klein - Terre, Ether et Temps, par Isabelle Faggi

Depuis sa première exposition personnelle au musée Jean Jaurès en 2008, jusqu’au Salon International d’Aquarelle de Saint-Yrieix, cette artiste diplômée d’arts appliqués, castraise depuis 37 ans et bien connue des cinéphiles, a multiplié les expositions pour nous inviter à découvrir le monde

à travers sa poésie.

Son travail a évolué, naturellement, avec une technique de prédilection : l’aquarelle. Toujours en quête de ce que ce médium fascinant peut lui offrir d’imprévu, entre intervention et lâcher prise. Françoise-Marie Klein s’exprime silencieusement sans se préoccuper des tendances. Les oeuvres

exposées ont le soufe des terres arides et lumineuses de l’Atlas, sans tomber dans un orientalisme convenu. Sur le fil d’un figuratif affiché, où l’abstraction émerge parfois, sa matière rend compte en douceur de la terre, de la lumière et du passage du temps.

Rencontre et visite-guidée de l’exposition avec l’artiste : les samedis 9 décembre, 13 janvier et 17 février, à 15h.

 

Exposition en 2017

Emmanuel de Las Cases, le mémorialiste de Napoléon

1er juin - 25 novembre 2017

Napoléon 1er dictant ses mémoires à Las Cases, anonyme, musées de l'île d'Aix. ©RMN-Grand-Palais/Gérard Blot - basse def.jpg

Napoléon 1er dictant ses mémoires à Las Cases, anonyme, musées de l'île d'Aix. ©RMN-Grand-Palais/Gérard Blot - basse def.jpg, par Isabelle Faggi

Extraordinaire destin que celui d’Emmanuel de Las Cases, enfant du Tarn, né à Blan, en 1766, et devenu célèbre pour avoir accompagné Napoléon Ier en exil. L’ouvrage de souvenirs qu’il devait en rapporter, le Mémorial de Sainte-Hélène, fut un best-seller mondial qui ne cesse depuis sa parution en 1824 d’être réédité et traduit dans à peu près toutes les langues.

Officier de marine jusqu’à la Révolution, Las Cases émigre en Angleterre avant de se rallier à l’Empire. Dès lors, il entretient avec l’Empereur des liens étroits. Bien que deux siècles aient passé après la disparition de l’Empereur, les nombreuses interrogations qu'il suscite encore de nos jours sont mises en lumière par les écrits laissés par son illustre confident.

En reconnaissance d’une aventure humaine exceptionnelle aux résonances tarnaises, le musée Jean Jaurès met à l’honneur le comte de Las Cases à travers documents et objets prêtés par ses descendants.

Commissaire d’exposition : M. Jean-Pierre Gaubert, Journaliste honoraire de La Dépêche du Midi, auteur de Las Cases, l'abeille de Napoléon (Ed. Loubatières, 2003).
Exposition préparée avec l’aide précieuse de Christiane et Bernard Vialelle.

 

 

Une cuisine rurale au XIXe siècle

27 octobre 2016 - 21 mai 2017           

Affiche exposition Une cuisine rurale - Musée Jean Jaurès

Affiche exposition Une cuisine rurale - Musée Jean Jaurès, par Isabelle Faggi

                                                 

Au début XIXème, les paysans prennent leurs repas quotidiens dans une pièce unique dans laquelle trône la cheminée, élément indispensable pour préparer les repas et se chauffer. Sous l’âtre, les vieux chiffons accueillent les pantoufles et les poussins. Ce lieu de vie, et de veillées parfois, réunit toutes les générations autour de toutes les activités de la vie : on y dort, on y mange, on y coud, on s’y lave etc.  Les meubles, le linge et les divers objets, ustensiles et outils qu’on y trouve attestent du niveau social de la famille. En prolongement de la cuisine on retrouve souvent une « souillarde » (ou un « garde-manger ») remplie d’ustensiles de cuisine et de légumes du jardin. Une armoire grillagée protègera les aliments des nuisibles.

Les procédés industriels viendront à la fin de ce siècle modifier l’alimentation et l’aménagement de la cuisine…

En présentant la reconstitution fidèle d’une cuisine tarnaise au début du XIXème siècle, lorsque tous les ustensiles étaient encore manuels, le Centre national et musée Jean Jaurès propose de revivre la vie quotidienne au temps de Jaurès.

Exposition réalisée en partenariat avec les brocantes Dondaine et de l’Albinque.

Précédentes expositions

Expositions avant 2015

Liste des expositions temporaires organisées par le musée Jean Jaurès avant 2015 à télécharger ci-dessous :

Les expositions temporaires du CNMJJ, par Isabelle Faggi